A photo being taken of Christina Clark-Kazak getting interviewed

La perspective d'une professeure sur le programme d'AEC

Le programme d’AEC vous tente, mais vous hésitez encore? Voici ce qu’en dit la professeure Christina Clark-Kazak.

Il y a cinq ans, alors qu’elle découvrait le programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) dans le cadre d’une séance d’orientation à l’intention des nouveaux membres du corps professoral, la professeure Christina Clark-Kazak y a tout de suite vu une « occasion formidable d’intégrer l’AEC et l’apprentissage expérientiel dans les cours ». 

Christina Clark-Kazak being interviewed

Cette professeure enseigne les droits de la personne, la méthodologie, la démocratisation et les migrations forcées, en plus de s’investir dans l’action bénévole depuis plus de 30 ans. Elle a entrevu les innombrables possibilités de transposer ce qu’elle enseigne dans la pratique, grâce à l’AEC. « L’apprentissage par l’engagement communautaire établit des liens entre les théories, les notions et le cadre analytique qui sont abordés en classe », explique-t-elle. 

Selon cette professeure, la plupart des étudiantes et étudiants viennent d’un milieu aisé. « Le travail dans une organisation communautaire leur fait prendre conscience de leur situation privilégiée, dans la société et les structures du pouvoir, et de leur capacité d’aider et de poursuivre le travail commencé. »

« Ces jeunes ont souvent des idées novatrices, mais assez simples, et proposent de petits changements qui peuvent améliorer le fonctionnement et les pratiques de l’organisation », souligne-t-elle.
  
La professeure Clark-Kazak note que les partenaires communautaires peuvent ainsi profiter du talent « des jeunes les plus brillants », mais ne doivent pas les considérer comme de la main-d’œuvre gratuite. « C’est un véritable partenariat », précise-t-elle. 

À ses yeux, l’AEC est une occasion de « structurer les cours et les plans de cours selon une approche bidirectionnelle ». De plus, les placements sont d’excellentes expériences « d’apprentissage mutuel », tant pour les bénévoles que les partenaires communautaires, et renforcent le tissu social. 

Aux membres du corps professoral et de la population étudiante qui hésitent encore à se lancer dans l’inconnu,  la professeure Clark-Kazak n’a qu’un conseil à donner : « Faites le saut, allez-y! ». 

Elle assure qu’on peut assez facilement intégrer l’AEC dans n’importe quel cours et recommande de « commencer en douceur », par exemple « essayer cinq placements, puis voir les résultats ». L’équipe d’engagement communautaire offre du soutien et des conseils aux membres de la population étudiante et du corps professoral, ainsi qu’aux partenaires communautaires, et apporte également une aide précieuse pour la préparation des cours. 

La professeure Clark-Kazak espère convaincre ses collègues de tirer profit de l’AEC, une méthode « qui distingue l’Université des autres universités ». Et qui, surtout, offre des occasions d’apprentissage extraordinaires. 

 

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