La professeure Sophie Thériault s’intéresse aux droits des Autochtones en lien avec la richesse minière et l’insécurité alimentaire dans l’Arctique

Faculté de droit - Section de droit civil
Droits des Autochtones
l'Arctique
l'Industrie minière

De Droit civil

Communication, Faculté de droit

Sophie Theriault, portrait, et image d'un lac arctique
Depuis quelques dizaines d’années, l’industrie minière concentre ses activités dans l’Arctique, générant d’importants avantages économiques pour les communautés de la région. Or, selon des recherches récentes, les populations autochtones qui assistent à l’exploitation des richesses naturelles de leur territoire n’en récoltent pas leur juste part des bénéfices. La professeure Sophie Thériault est à la tête d’un nouveau projet visant à mettre fin à ces inégalités. En étudiant des cas semblables ailleurs dans le monde, elle espère trouver des moyens de partager équitablement les richesses issues de l’extraction minière sur ces territoires traditionnels autochtones.

Intitulé Indigenous Peoples’ Rights Frameworks and the (Re)Distribution of Mining Wealth in the Arctic: a Comparative Analysis, le projet de la professeure Thériault est financé par le partenariat Wealth of the Arctic Group of Experts (WAGE) sur l’économie et les transitions sociales dans l’Arctique, lui-même financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). Le projet consiste à comparer les cadres juridiques des différents États de l’Arctique, soit le Canada, la Suède, la Norvège, le Groenland, la Finlande, la Russie et les États-Unis. L’équipe de recherche examinera la réglementation de ces États concernant l’accès aux territoires et aux minéraux, les mécanismes juridiques mis en place, le cas échéant, en vue de reconnaître et de protéger les droits des peuples autochtones dans le contexte de l’exploitation minière, et les différentes avenues permettant aux communautés autochtones de profiter elles aussi des richesses extraites de leur sous-sol. Des modifications institutionnelles et juridiques seront ensuite proposées en vue d’accroître la capacité d’action des Autochtones relative au développement minier sur leur territoire. Le projet a pour finalité la répartition plus équitable des richesses minières au profit des communautés autochtones.

La professeure Thériault est également cochercheuse dans le cadre d’un autre projet, lui aussi financé par le partenariat WAGE, portant sur l’insécurité alimentaire et la malnutrition chez les populations autochtones du Nord du Canada. Les inégalités socioéconomiques qui étaient déjà présentes dans ces communautés ont été exacerbées par les effets des changements climatiques et par les arrêts de production et de distribution alimentaires pendant la pandémie de COVID-19. La professeure Geneviève Parent, de l’Université Laval, et la professeure Thériault se pencheront sur ces problèmes, dans le contexte de l’adoption par le Canada de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Par ce projet, elles entendent fournir des informations éclairantes sur la gouvernance responsable des réseaux d’alimentation dans les communautés autochtones du Nord, en plus de chercher les moyens de créer des systèmes alimentaires durables adaptés aux effets de la dégradation de l’environnement.

Le partenariat WAGE, sous la direction du professeur Gérard Duhaime, de l’Université Laval, étudie les inégalités socioéconomiques dans l’Arctique et le Nord circumpolaire, et plus particulièrement leurs répercussions sur les communautés autochtones. La professeure Thériault est membre de ce groupe depuis sa création en 2020. Elle y apporte son expertise en droits des Autochtones et en droit de l’environnement.

Toutes nos félicitations à la professeure Thériault pour la réalisation de ces importants projets de recherche!