Retour sur la dernière année : Les droits autochtones en éducation

Faculté d'éducation
Autochtone
National Day for Truth and Reconciliation
Affiches de la Journée du chandail orange devant le pavillon Tabaret
En septembre 2021, en s'appuyant sur les principes d’engagement éthique, de réciprocité et de respect, la Faculté d’éducation a lancé l'initiative "les droits autochtones en éducation : mettre en action nos responsabilités".

Ce travail s’inscrit dans la continuité des initiatives en cours, mais sert également de point de départ pour doter notre Faculté d’un plan d’action à long terme en phase avec le Plan d’action autochtone de l’Université. À l’approche du 30 septembre, date de la Journée du chandail orange et de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, nous gardons à l’esprit que la mise en action de nos responsabilités se veut un processus relationnel ouvert, continu et évolutif. 

Avec cette rétrospective de l’année, nous nous engageons à apprendre et à désapprendre des relations que nous créons et cultivons dans nos efforts pour concrétiser, individuellement et collectivement, nos responsabilités à l’égard de la vérité et de la réconciliation. Le bilan ci-dessous témoigne de notre dévouement et de notre engagement envers les droits autochtones en éducation, tant au sein de notre Faculté que dans notre vie personnelle et notre communauté. Voici donc nos réalisations durant la dernière année ! 

Alors, qu'avons-nous accompli ?

  • Notre comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion a préparé une déclaration pour la Décennie internationale des langues autochtones. En reconnaissance de cette déclaration à l’UNESCO, le bureau du doyen a mis sur pied un programme d’apprentissage des langues anishinabemowin pour les membres du personnel, du corps professoral et de la direction. 
  • Nous avons créé trois nouveaux cours sur le fait autochtone : Decolonization and Anti-Colonialism in Education; Mamatowisin (Mindfulness) in Scholarly Research et Antiracismes et éducation. Nous continuons à passer en revue nos descriptions de cours et nos programmes afin qu’ils tiennent compte des perspectives et des relations autochtones, et qu’ils offrent une version juste de l’histoire.  
  • Nous avons soutenu les professeures et professeurs dans leurs efforts pour intégrer du contenu et des perspectives autochtones avec respect et sincérité dans leurs cours respectifs. À cette fin, nous avons tenu plusieurs conférences, causeries et ateliers en français et en anglais, dont un symposium sur la pédagogie autochtone pour les étudiantes et étudiants en éducation, un institut d’automne sur le thème « corps, identités, et intersections », et Indigenous 101 : an Indigenous Pedagogy.  
  • Nous avons participé à l’organisation de la série de conférences financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, intitulée Bâtir des liens : mobiliser les histoires autochtones pour le changement social, qui portait sur les efforts des communautés autochtones visant à rassembler, préserver, contrôler et diffuser les récits de leur tradition orale et écrite. Ces activités ont également mis en lumière des pratiques exemplaires pour intégrer ces récits aux programmes d’enseignement de l’histoire dans les établissements d’enseignement autochtones et non-autochtones de la maternelle à la 12e année et du niveau postsecondaire, sans recoloniser les peuples autochtones et leurs cultures. 
  • Nous avons collaboré avec des communautés francophones et autochtones (dont La Cité, la First Nations, Métis and Inuit Association of Ontario, le Centre franco, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario et les Chantiers d’actions et de recherches pour des Ffrancophonies inclusives) à diverses initiatives liées aux objectifs de l’Année d’action. 
  • Dans le cadre de notre programme de formation à l’enseignement, nous avons offert aux candidates et aux candidats plusieurs possibilités d’apprentissage sur le territoire avec l'Aîné Fred McGregor, des visites pédestres « réconcilier l'histoire » de la Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nationsdes rencontres avec l’Aîné Albert Dumont, la professeure Cindy Blackstock, les Aînées et survivantes de pensionnat Irene Barbeau et Irene Lindsay ainsi que la militante pour les droits de la jeunesse Krystin Dumont.  
  • Nous avons fait cause commune avec Projet du Cœur Ontario pour offrir à la population étudiante, au personnel administratif et au personnel enseignant une journée d’apprentissage afin que leurs membres puissent mettre en œuvre le programme du Projet dans leurs cours et leur entourage.  
  • Nous nous sommes engagés dans un partenariat de trois ans avec le Cimetière national Beechwood, qui comprend la participation de candidats enseignant aux tournées de réconciliation et aux événements publics du Projet du Cœur Ontario sur le terrain.
  • Nous avons organisé, à l’occasion de la journée Mardi je donne, une collecte de fonds pour la Bourse de solidarité autochtone de la Faculté d’éducation, qui offre aux étudiantes et aux étudiants autochtones du programme de formation à l’enseignement la possibilité d’obtenir un diplôme au terme d’un parcours d’apprentissage qui respecte leurs valeurs ancestrales. 
  • En septembre, 2022, nous avons rendu hommage aux survivantes et survivants des pensionnats qui vivent à Kitigan Zibi, lors d’un événement en personne organisé au Centre de ressources pédagogiques de la Faculté d’éducation.  

Les nombreuses initiatives et réalisations de cette Année d'action furent possibles grâce aux efforts soutenus des organisations partenaires, de la population étudiante, du personnel, des membres du corps professoral et de l'ensemble de la communauté de la Faculté d'éducation. Si notre réflexion répond à la question « qu'avons-nous accompli ? » au cours des douze derniers mois, elle est à la fois un point de départ et une continuation de la mise en œuvre de nos responsabilités et de nos engagements en faveur de relations réparatrices.

Affirmation autochtone

Nous rendons hommage au peuple algonquin, gardien traditionnel de cette terre. Nous reconnaissons le lien sacré de longue date l’unissant à ce territoire qui demeure non cédé.  

 

Nous rendons également hommage à tous les peuples autochtones qui habitent Ottawa, qu’ils soient de la région ou d’ailleurs au Canada.  

 

Nous reconnaissons les gardiens des savoirs traditionnels, jeunes et âgés.  Nous honorons aussi leurs courageux dirigeants d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

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