Pourquoi soulignons-nous le 21 mars?

Notre université
Équité, diversité et inclusion
Étudiant remettant un papier à la réceptionniste.
Le 21 mars 1960, à Sharpeville, la police sud-africaine a ouvert le feu sur un groupe de Noirs qui manifestaient pacifiquement contre les lois de l’apartheid. Ce jour-là, soixante-neuf personnes noires, des citoyens et citoyennes sans arme, perdaient la vie. Six ans plus tard, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la résolution 2142, dont l’article 21 désigne le 21 mars comme la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.

En prenant cette mesure en octobre 1966, l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu un fait importantmà l’échelle internationale : le racisme existe.

J’aimerais rappeler à tout le monde à l’Université d’Ottawa que le racisme ne relève pas de pratiques ou d’actes individuels. Il ne s’observe que lorsque les conditions sociales le favorisent. La discrimination et l’intolérance raciales ont par conséquent toujours une origine sociale. Ainsi donc, l’être humain ne naît pas raciste, mais c’est la société dans laquelle il vit qui le porte au racisme.

Les cas d’étudiantes et étudiants africains coincés aux multiples frontières de l’Ukraine, qui se sont vu refuser l’accès aux bus et aux trains quittant la zone de guerre simplement parce qu’ils sont noirs, nous rappellent que le racisme est un mal profond qui exige de sérieux remèdes.

Si le Canada n’est pas l’Afrique du Sud des années 60 ni l’Ukraine en guerre de 2022, notre pays n’est pas non plus exempt de discrimination raciale. Au Canada, comme dans de nombreux pays du monde, la discrimination raciale, ethnique, culturelle, religieuse et de genre est le lot du quotidien.

À l’Université d’Ottawa, la vigilance est de mise : nous devons exposer l’invisible racisme systémique. Nous devons offrir à notre communauté des conditions de vie progressistes et exemptes de racisme, comme le stipulent déjà nos règlements institutionnels, d’ailleurs.

Nous devons lutter contre toute forme de discrimination. Dans cet esprit, nous devons prôner l’ouverture totale dans nos services à la communauté étudiante, notre démarche de recrutement, nos recherches et nos pratiques d’enseignement. Faisons preuve de courage et « décolonisons » certaines de nos pratiques acquises. Le Bureau du conseiller spécial, antiracisme et excellence en matière d’inclusion est là pour vous appuyer en ce sens! N’hésitez pas à venir nous voir si vous souhaitez aborder la question du racisme et y réfléchir ou encore faire partie du mouvement antiraciste à l’Université d’Ottawa.

Boulou Ebanda de B’béri
Conseiller spécial, antiracisme et excellence en matière d’inclusion

« La seule façon de vaincre le racisme est de le dénoncer constamment, puis de le déconstruire. »
- Ibram X. Kendi